Il faut briser conceptuellement et moralement la dictature du TABOU concernant notre droit usurpé à procréer sans fin et de manière purement criminelle...

Graphique démontrant l'explosion démographique à laquelle, nous et les autres espèces, sommes confrontés...
Graphique démontrant l'explosion démographique à laquelle, nous et les autres espèces, sommes confrontés...

’’L’homme est un animal qui a trahi, et l’histoire est sa sanction" (Cioran)

 

Selon Béchir Ben Yahmed fondateur de Jeune Afrique, « Les africains font trop d'enfants ». Dans son "Ce que je crois" du 25/04/2013, il écrit entre autre ceci : « Selon les Nations unies, la population africaine pourrait quadrupler au cours de ce siècle, passant de 856 millions d'habitants en 2010 à 3,3 milliards en 2100. C'est là une croissance trop rapide. Ce serait dévastateur pour ce continent qui sera alors le plus peuplé. Les famines vont se multiplier, la biodiversité sera anéantie et les mouvements de population vont devenir ingérables. Maîtriser les taux de fécondité, résoudre le problème du planning familial et celui du droit à l'avortement devient impératif. »

 En fait, la croissance démographique n'est ni un seul problème africain ni une question de rapidité trop grande, comme si le fait de quadrupler moins rapidement serait acceptable !

 La question, c'est que nous sommes d'ors et déjà, nous Homo sapiens sapiens, trop nombreux.

 «  L'ONU a publié le 13 juin dernier son rapport perspectives de la population mondiale : révision 2012, dont il ressort que l'effectif de l'humanité en 2050 ne serait plus de 9,3 milliards mais de 9,6 milliards (+300 millions) ! Pour 2100, l'écart se creuserait encore puisque au lieu des 10,1 milliards prévus dans sa révision 2010 nous pourrions être 10,9 milliards (+800 millions). La "Démographie Responsable" est donc plus que jamais à l'ordre du jour... » (http://www.demographie-responsable.org/)

 L'alternative devrait consister à encourager systématiquement et universellement le respect multiforme pour la vie dite animale avec toutes les conséquences en matière d'économie, d'organisation sociale (dont celle de la famille!!!), d'architecture, d'éthique, etc.

 Concernant la famille, cela devrait signifier encourager systématiquement les couples à n'avoir qu'un seul enfant (et sur ce point au moins la Chine nous montre un exemple). Une exception devrait être faite pour les petits peuples. Là aussi la Chine nous donne un exemple. Les couples appartenant aux petits peuples (les minorités nationales) ont droit à deux enfants... D'autres critères pourraient être inclus (on pourrait réfléchir à l'opportunité d'accorder aux couples de diplômés, à partir d'un certain grade, mais aussi de scientifiques, d'écrivains, poètes, artistes, etc. des dérogations)*. L'idée générale serait que l'humanité prenne résolument la voie d'une diminution drastique du nombre global d'humains usurpant de fait l'espace et la nourriture des autres espèces...

 Le BUT étant de NOUS auto-limiter en tant qu'espèce intolérablement invasive, réduisant drastiquement notre pression devenue intolérable sur la planète (la planète étant toutes les espèces DONT LA NÔTRE). Nous devons nous fixer pour perspective d'atteindre moins d'un milliard d'habitants, puis de parvenir à l'objectif de moins encore. Peut-être 500 millions serait-il un chiffre acceptable... Je le sais, cette mesure apparemment surréaliste à elle seule ne serait même pas suffisante dans le temps court, mais il s'agit de poser le principe et de le populariser en brisant la dictature du TABOU immoral au sens propre concernant notre droit usurpé à procréer sans fin et de manière purement criminelle...

 Il s'agit de secouer les cerveaux idéologiquement englués par une habitude d'absence de pensée et de réflexion qui font de la plupart des humains des "cultures" concernées les représentants au sens historique de la sous-espèce humanoïde la plus crétine qui soit!

 

 Lecteurs, vous êtes-vous posé la question? Combien étions-nous il y a 100 ans, 500 ans, 1000 ans, 2000 ans, etc. ?

 Eh bien, il y a 2000 ans, nous étions devenus entre 170 et 400 millions d’habitants (ce qui n’est pas rien et doit êtes comparé aux quelques 5 à 10 millions que nous étions 10.000 ans plus tôt !). Il y a 1000 ans, nous étions entre 254 et 345 millions, il y a 500 ans entre 425 et 540 millions, il y a 100 ans, nous étions déjà 1,750 milliard. Actuellement nous dépassons les 7 milliards et allons vers 2050 dépasser les 9 milliards !!! N’est-ce pas absurde et CRIMINEL ? Vous êtes vous posé la question suivante: pourrait-il y avoir sur la terre 200 millions de gorilles ou 200 millions de chimpanzés ou 200 millions de lions ou 200 millions de loups?

 En un très court laps de temps biologique, nous avons (cela s’est encore aggravé depuis un siècle) marginalisé ou éliminé physiquement quantités d'espèces, ainsi que - et cela va de pair! - quantités de chasseurs-cueilleurs... Et nous continuons ! Au point de parvenir aujourd'hui à un état invivable pour une grande partie de l'humanité et bientôt pour la totalité de l'espèce.

 Nous avons à ce point usurpé notre prééminence, basée bien plus sur la force brutale que sur l'intelligence, que celle-ci se retourne contre nous-mêmes.

 Après l'esclavage massif des Noirs d'Afrique, pratiqué tant par l'Occident chrétien que l'Orient musulman, l'extermination des Indiens, le génocide des Tasmaniens, le génocide des Arméniens, Auschwitz et la Shoah auraient dû nous démontrer définitivement que nous avions fait fausse route et que l'indécent prix payé ne pouvait en aucun cas justifier la poursuite en avant du cours criminel de notre histoire.

 Mais nous n'avons rien appris pour l'essentiel et continuons à dévaster et à anéantir. Après un "Plus jamais çà", il y a eu des massacres de masse et des génocides: Indonésie, Bangladesh, Cambodge, Rwanda, Soudan...

 

Nous ne sommes plus des prédateurs!

 Je ne rejette pas le moins du monde - bien au contraire! - l'importance de l'inventivité et la créativité, dont fait preuve une partie encore trop réduite de l'humanité, conditions d'un nécessaire dépassement d'un héritage dogmatique néfaste. Mais force est de constater que nous nous berçons trop souvent d'illusions naïves sur les recettes purement techniques et fuyons lâchement les conclusions économiques, sociales, culturelles à tirer de ce bilan globalement (très) négatif de l'aventure d'une PARTIE de l'humanité commencée il y a dix mille ans...

 Grossièrement, on pourrait dire que l'humanité a commencé à l'époque néolithique à se scinder en deux parties s'excluant fondamentalement, dont l'une s'étant sédentarisée élimine l'autre tantôt physiquement, tantôt par une assimilation culturelle unilatérale.

 On entend parfois l’affirmation absurde selon laquelle nous serions des prédateurs, des êtres situés au sommet de l’échelle biologique. Non ! Nous sommes devenus (nous les hommes et les femmes des cultures issues de l’agriculture totalitaire, pas les peuples vivant au sein de la Nature) de nuisibles "terminators". Nous ne sommes plus depuis longtemps des prédateurs (garants de la santé des écosystèmes comme le sont, par exemple, les lions). Ce dont nous avons besoin, c’est d’une révolution intellectuelle qui précédera et accompagnera la révolution écologique mondiale, aux multiples conséquences économiques et sociales, laquelle se devra d’inverser ce cours destructeur et suicidaire.

 "L'idée d'un progrès de l'espèce humaine à travers l'histoire est inséparable de celle d'un mouvement dans un temps homogène et vide. La critique de cette dernière idée doit servir de fondement à la critique de l'idée de progrès en général." (Walter Benjamin, Sur le concept d'histoire)

 

* Loin de moi, ici, d'exprimer un quelconque préjugé en faveur d'une transmission par les gènes de l'intelligence et de son opposé. Non, je veux tenir compte du fait que la connaissance, le savoir culturel de haut niveau se transmettent mieux à l'intérieur du cadre familial des intellectuels. Or, ce sont justement les intellectuels, peu nombreux au sein de l'humanité, qui tendent à faire le moins d'enfants...  

 

 Michel AYMERICH

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Commentaires : 6
  • #1

    Didier Barthès (vendredi, 05 juillet 2013 15:16)

    Il est temps en effet que se droit à se reproduire sans limites s'oppose à tous les autres droits, ceux des hommes comme ceux de la nature. Au nom de notre nombre nous allons raser toute la planète. Il y a une folie dans cette fuite en avant, vous avez raison de rappeler les ordres de grandeur
    Nous sommes 1000 fois plus nombreux qu'au moment de la révolution néolithique (7 milliards contre 5 à 10 millions), nous sommes 35 fois plus nombreux qu'à l'époque de Jésus-Christ (7 milliards contre 200 millions, plus de 4 fois plus nombreux qu'en 1900 (7 milliards contre 1,6 milliards), et enfin 2 fois plus nombreux que quand l'Homme a débarqué sur la Lune (c'était pour tant il n'y a pas longtemps). Continuons-nous comme cela où devenons-nous raisonnables ?
    Voyez sur ce sujet le travail de sensibilisation que fait l'association Démographie Responsable. L'humanisme est aujourd'hui clairement du côté de la modestie démographique, mieux vaudrait que nous en prenions conscience avant d'avoir tout détruit et avant que ce soit les contraintes (le manque) qui nous amène à réduire nos effectifs

  • #2

    Garnier (vendredi, 05 juillet 2013 16:04)

    Article partagé sur la page Facebook de Démographie Responsable...
    https://www.facebook.com/pages/D%C3%A9mographie-Responsable/109924552410828

  • #3

    teysseire (vendredi, 05 juillet 2013 17:12)

    Je suis vraiment réjouie quand je vois que des gens conscients parlent de la surpopulation! Hélas, ils sont trop peu nombreux et trop peu influents encore. Je suis tout à fait d'accord avec vos propos et comme vous,alarmée par notre prolifération au détriment de la biodiversité , de la nature et de l'humanité finalement. ( un seul bémol, à propos des dérogations pour les couples d'élite: l'intelligence ou la bêtise ne sont pas une question de gènes!)A Démographie Responsable nous menons le même combat que vous, n'hésitez pas à jeter un oeil à notre site. Les voix unies sont plus audibles!

  • #4

    michel-aymerich (vendredi, 05 juillet 2013 17:49)

    Teysseire, je suis absolument d'accord avec vous. "[L]'intelligence et la bêtise ne sont pas une question de gènes!" ou du moins n'expliquent pas ces phénomènes de manière à exclure d'autres facteurs bien plus déterminants pour répondre au défi de la surpopulation... Si j'ai proposé de réfléchir à l'inclusion d'exceptions pour les catégories mentionnées, c'est en pensant à leur niveau CULTUREL qui se transmet mieux à leurs enfants. Ainsi, les enfants des enseignants ont en moyenne de bien meilleurs résultats scolaires que d'autres catégories... Étant donné que je prône une révolution intellectuelle, je suis plus qu'embarrassé de constater que les mieux formés, les intellectuels, lesquels ne sont pas nombreux au sein de l'humanité, sont ceux-là mêmes qui font le moins d'enfants...

  • #5

    René Varenge (samedi, 06 juillet 2013 12:06)

    Je partage entièrement le point de vue de cet article.
    Il est fort probable que les pires fléaux que devra affronter l'humanité dans quelques années seront dus aux conséquences de la surpopulation mondiale.
    Le premier devoir de l'homme doit être de sauvegarder l'habitat des ses descendants.
    Le second devoir de l'homme doit être de s'assurer qu'il aura les moyens de subvenir durablement aux besoins des enfants qu'il engendrera.

  • #6

    Michel Aymerich (vendredi, 09 août 2013 16:55)

    Lu aujourd'hui: "Il faut inverser la pensée et mettre l'écosystème au-dessus de toute hiérarchie, l'être humain n'étant qu'un élément de cet écosystème. Si on ne réalise pas cette révolution intellectuelle, d'ici trente ans le climat se réchauffera de cinq degrés de trop et sera déréglé à jamais." http://www.ladepeche.fr/article/2011/10/25/1200804-bientot-7-milliards-de-terriens-dans-le-village-monde.html